jeudi 15 septembre 2011

Etre parents = éducation des enfants, psychologie et autorité



L’autorité

L’enfant a besoin d’être guidé : il ignore ce qui est le mieux pour lui. L’autorité, c’est ce qui permet à l’enfant d’assimiler les interdits fondamentaux liés à la sociabilisation. La frustration est une expérience indispensable au développement de l’enfant : pour vivre en société, il doit apprendre à renoncer à la satisfaction immédiate de tous ses désirs.

Il faut également garder à l’esprit qu’amour et autorité sont compatibles : l’un découle même de l’autre. En effet, c’est parce que vous aimez votre enfant que vous lui fixez des interdits, pour sa sécurité, son bien-être. Mettre des barrières sur le chemin de l’enfant, c’est aussi l’aider à avancer : un chemin balisé est rassurant, l’enfant gagnera en confiance, et sera mieux paré pour son autonomie. Sans autorité, l’enfant peut aussi se sentir négligé, abandonné.

Comment exercer son autorité ?
L’ingrédient essentiel de l’autorité est la communication : une interdiction pure et simple, sans explication, n’a aucun sens pour l’enfant, elle est donc inutile, voire nuisible. Il est important d’expliquer clairement, simplement, pourquoi vous interdisez à votre enfant telle ou telle chose.

Il est également important que les parents soient d’accord entre eux : si l'enfant entend un « oui » d'un côté, et un « non » de l'autre, il n'obéira jamais et saura vite jouer sur votre désaccord.
Toujours dans ce souci de cohérence, l’autorité implique que vous-même, parents, vous appliquiez les règles imposées à votre enfant.
Ne l’oubliez pas : vous êtes un modèle pour lui.

Toutefois, il est important de laisser une marge d’action à l’enfant – en toute sécurité bien sûr : c’est ce que Françoise Dolto appelle la « prise de risque ».
Il ne faut pas non plus frustrer l’enfant avec des interdictions toujours plus nombreuses au fil des jours : l’enfant doit pouvoir forger sa propre expérience. L’échec a également des vertus éducatives.

Enfin, il ne faut pas confondre autorité et autoritarisme. Vous devenez autoritaire si vous inspirez un sentiment de peur chez l'enfant, si vos consignes sont édictées de manière illogique, si elles sont injustes, si vous interdisez chez l'enfant toute expression de ses humeurs ou de ses états d'âme.




Comment réagir face au « non » de l’enfant
?


Au fil de son développement moteur, psychique et de l’acquisition
d’une certaine autonomie, l’enfant passe par plusieurs crises d’opposition. Le «
non » est en tête de liste de son vocabulaire.
Ces périodes sont essentielles
au développement de l'enfant : il se construit en s'opposant. Armez-vous de
patience et d'imagination pour passer ce cap.
Usez de la négociation : il ne
veut pas ranger sa chambre tout de suite ? Négociez pour qu'il le fasse dans 5
minutes. Il refuse de mettre son pull rouge ? Proposez-lui le bleu.

Et
les caprices ?

La tentation de céder est grande : fatigue, envie de lui
faire plaisir, manque de temps, peur du regard d’autrui… Pourtant, c’est en ne
cédant pas que vous jouez votre rôle de parent et en assumez la responsabilité.
Mais attention sans brutalité.

Punir ou pas ?


Lorsque l’enfant dépasse les
limites, une punition peut être bénéfique, pour peu que l’on garde à l’esprit
ces quelques considérations.

> La sanction doit avoir un sens :
rien ne sert de punir pour punir. Il est important que l’enfant comprenne la
raison pour laquelle il a été puni ; expliquez-lui en quoi son acte est
répréhensible.

> Par ailleurs, la punition doit être immédiate,
pour que l’enfant saisisse le lien de cause à effet :
bêtise=punition.

> La vocation de la punition est éducative :
pas de punition violente, humiliante. Envoyer l’enfant dans sa chambre peut être
une bonne solution : il va se calmer, réfléchir à son acte, pour au final se
sentir plus léger.

> Enfin, utilisez la punition à bon escient
: les multiplier peut avoir l’effet inverse escompté. Pour éviter les
réprimandes, l’enfant risque de mentir sur ses actes.

Aucun commentaire:

Archives du blog